L'urbanisation, la démocratisation, et leurs corollaires, la décentralisation apparaissent comme les dynamiques qui ont le plus marqué l'évolution de l'Afrique au cours de la période post indépendance. La décentralisation mise en œuvre à grande échelle à partir de la fin des années '90 et accélérée au cours des dix dernières années a amorcé un changement de grande ampleur dans la gouvernance publique des pays africains. Au lendemain des indépendances, les nouveaux Etats africains ont adopté une gestion publique centralisée pour consolider leur pouvoir et unifier l'ensemble des forces vives du pays pour construire l'Etat Nation, en ignorant les particularités des contextes locaux et le respect de leurs spécificités réclamé par les populations locales.

 L'accélération du mouvement de démocratisation a presque partout mis à l'ordre du jour le besoin d'une gestion publique plus participative, association à la gestion locale l'ensemble des acteurs locaux, qu'il s'agisse des acteurs de la société civile, des acteurs du monde de l'entreprise, du monde universitaire et de la recherche, ou des représentations locales de l'administration centrale ou locale ou des partenaires au développement.

L'adoption et la mise en œuvre des politiques de décentralisation et de la gouvernance publique décentralisée correspondent à un quasi dédoublement de la figure de l'autorité publique en une autorité locale désormais distincte et autonome par rapport à l'autorité nationale. Le mouvement d'urbanisation a renforcé cette tendance de fond, si bien que la plupart des pays africains doivent désormais entreprendre une véritable mutation de leur gouvernance qui a été dominée jusqu'ici par la gestion centralisée pour adopter un mode de gestion plus décentralisé et plus participatif.

 

Cette mutation ne va pas de soi et on a noté partout de grandes résistances à ce changement fondamental dans la gouvernance des Etats africains malgré la ferme volonté politique exprimée souvent par les plus hautes autorités du pays et son inscription dans les constitutions ou d'autres documents légaux. En retour, parce qu'ils ne se sentent pas pleinement associés à la gestion des affaires qui les concernent, la plupart des acteurs locaux ne s'approprient pas les projets et programmes de développement mis en œuvre et ne se sentent pas en capacité de le faire. Ce manque d'"ownership" et d'"empowerment" est une des raisons le plus souvent évoquées pour expliquer les échecs de nombreux projets de développement au niveau local.

A Propos

Le Coaching Territorial est une démarches d’appropriation (ownership) et de responsabilisation (empowerment) au service des structures locales et des acteurs locaux. Ce processus est basé sur la valorisation des forces en présence, l’amélioration des relations humaines et la bonne gestion des comportements. Les premières expériences menées au Maroc montrent des résultats très positifs.

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